Jeter l’encre

Bonjour, bonjour !

Nous sommes le 17 janvier 2020, c’est mon anniversaire (youhou !) et la naissance de Jeteuse d’encre !
Mais pourquoi ce nouveau site, me demanderez-vous ?

Pour cinq raisons vous répondrai-je : 

  • Vous parler « techniques d’écriture ». 
  • Vous dévoiler les coulisses de la vie d’autrice.
  • Vous tenir informé·e·s des de mes prochains ateliers et Masterclass.
  • Vous parler Mystery Parties. 
  • Instaurer un lien plus personnel avec vous. 

Mais avant cela, une petite présentation s’impose…

Moi, ma vie, mon œuvre

Je suis écrivain à temps complet depuis plus de dix ans, maintenant.
Je me suis engagée dans le monde merveilleux de l’édition la fleur au fusil, sans connaître les enjeux de la profession ni me douter des mutations profondes que ce secteur devrait opérer en une décennie.

Ingrid Desjours - Jeteuse d'encre - Gros craquage
C’est trop la fête. TROP.

Je n’avais pas non plus de réelle connaissance des techniques d’écriture, des exigences des lecteurs ou des éditeurs. Autant dire que j’étais totalement profane ! Mais, grisée par la joie d’être publiée, je ne me suis pas posé beaucoup de questions. Surtout quand on connaît l’enchaînement rocambolesque qui m’a conduite à cette nouvelle activité ! D’ailleurs, si vous souhaitez que je vous raconte ce moment épique, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, je me ferai un plaisir de vous narrer mes balbutiements (c’est le mot !).

Bref, pour moi, vivre de l’écriture c’était l’accomplissement d’un vieux rêve d’enfant, et aussi un sacré grand écart avec mon ancien métier de criminologue ! Je me suis jetée corps et âme dans cette nouvelle activité, m’essayant au thriller, au fantastique, à la nouvelle, au feuilleton radio, et même au scénario… j’ai fait de belles rencontres, d’autres dont j’aurais pu me passer, mais surtout j’ai énormément appris sur ce métier qui fait rêver tant de personnes.

Écrire, c’est travailler ?

Les mythes ont la vie dure, celui de l’écrivain ne fait pas exception.
Surtout en France où l’on aime à imaginer un être mystérieux ne se nourrissant que de cigarettes et d’alcool en observant les passants depuis une terrasse de café (parisien, le café. L’auteur sera Germanopratin ou ne sera pas). On l’imagine vaguement rentier, ou bien menant une vie
de crevard bohème qui, à défaut de le sustenter, alimente son inspiration.

Ingrid Desjours - Jeteuse d'encre
Tristesse : c’est de l’eau !

Évidemment, on est bien loin de la réalité et la première chose à comprendre, c’est que vivre de l’écriture est compliqué d’un point de vue financier et nerveux, pour preuve je vous invite à lire l’état des lieux qu’en fait la Ligue des auteurs professionnels. Tout ça pour vous dire qu’on ne vit pas de l’écriture du jour au lendemain (sauf rare exception), et que c’est une activité sans filet, précaire, où vous êtes complètement à la merci : d’un système qui ne vous reconnaît pas de droits, d’éditeurs qui sont contraints à une logique financière, de lecteurs versatiles qu’il va falloir capter et surtout retenir.

D’ailleurs, nombre de personnes vous opposeront qu’écrire n’est pas un métier mais une passion, qu’on ne chiffre pas sa passion, et finiront par vous sortir cette bonne vieille et fort pratique réplique «  Trouve un métier qui te passionne et tu ne travailleras plus un seul jour de ta vie ».

LOL.
(non)

Pour être qualifiée de travail, une activité doit induire les notions de :

  • Temps. Comme faire une cinquantaine d’heures par semaine, même pendant les vacances officielles ou quand on est malade.
  • Effort. Comme lorsqu’on cumule les contrats, qu’on corrige, se remet constamment en question.
  • Contrainte. Comme lorsqu’on est tenu à des délais, une production minimum par un contrat.
  • Échange. Mon œuvre contre une rémunération (non, le simple fait de se savoir publié ne paie pas les factures).

OH WAIT.

Mais ça ne cocherait pas toutes les cases ? Je crois bien que si. Et comme tout travail, c’est loin d’être toujours une partie de plaisir. Alors arrêtons de culpabiliser les auteurs avec des poncifs qui font le beurre des politiques de tout poil.

Profession écrivain

Bon, maintenant qu’on est d’accord pour dire qu’écrire est un travail, si on voyait en quoi ça consiste ?

L’écrivain : artiste ou artisan ?

Vous avez quatre heures.

Plus sérieusement la question pourrait aussi camper sur le terrain de l’inné ou de l’acquis. Est-ce qu’on a le feu sacré, une espèce de talent dont nous aurait gratifié·e quelque fée à la naissance ? Ou bien est-ce une savante combinaison de techniques éprouvées ici et là qu’on se contente d’appliquer ?

La réponse se situe certainement quelque part entre les deux hypothèses. De l’extérieur, on pourrait croire que certains naissent avec un don pour la narration et touchent spontanément au sublime quand ils écrivent, quand les galériens de l’écriture remettent cent fois sur le métier l’ouvrage, pour obtenir un résultat satisfaisant. Mais à mon sens, les choses ne sont pas si tranchées. L’artiste, le génie littéraire aussi a des ratés et doit retravailler ses textes, et l’artisan, à force de maîtrise, peut également avoir des fulgurances.

Pour ma part, je ne crois pas aux bonnes fées.

Je crois à l’effort, à l’apprentissage, au souci de s’améliorer.

Méthode, techniques d’écriture : les gros mots

La culture française peine à accepter qu’on puisse apprendre à écrire. Pourtant, je vous le dis : écrire ça s’apprend. On peut toujours s’améliorer, découvrir de nouvelles façons de faire. Et oui, on en tire une immense satisfaction. Déjà parce que c’est agréable de se sentir progresser. Puis, parce que cela procure un étonnant sentiment de liberté (ce point fera l’objet d’un autre post).

Écrire, ça s'apprend !
Vous pariez qu’écrire, ça s’apprend ?

Pour ma part, j’ai appris sur le tas, comme on dit. J’ai lu beaucoup de livres sur le thème de l’écriture, échangé avec des amis auteurs. Et au fil du temps, j’ai développé ma méthode. Une méthode en constante évolution, que j’enrichis au fil du temps, des rencontres, des lectures, et de mon expérience. Et ces techniques, j’aurais adoré les connaître avant de me lancer, pour gagner du temps et aussi rendre un travail de meilleure qualité. C’est pour transmettre mes connaissances que j’anime des ateliers d’écriture et des Masterclass depuis plusieurs années. Ce sont des cours cadrés, avec une mise en pratique immédiate.


Mais j’ai eu envie d’aller plus loin et de dispenser, ici, des
conseils d’écriture
, quelques astuces qui pourront vous être utiles, que vous soyez néophytes ou écrivains confirmés.

Les coulisses de la vie d’autrice

Comme je le disais au début de cet article, je souhaite aussi lever le voile sur un métier devenu complexe, multiple. Lors de mes ateliers, je suis souvent assaillie de questions sur l’édition. Ce qui fait qu’un atelier dure souvent bien plus longtemps que ce que j’ai annoncé !

Entre rêves démesurés de gloire ou de ventes à six chiffres, et croyances erronées sur les comités de lecture et autres coups de pistons, personne ne saisit exactement les rouages de l’édition. Pas plus qu’on n’a conscience du réel travail de l’écrivain.

Mon métier c’est d’inventer des histoires et de faire en sorte qu’elles soient publiées ou diffusées. Mais, en tant qu’écrivain et scénariste, c’est loin d’être tout !

Il y a :

Tout le travail en amont : les recherches, l’élaboration d’une structure narrative, la création des personnages et intrigues secondaires, des fils qui les relient.

La phase d’écriture avec ses doutes, ses moments d’euphorie ou de désespoir. Cette indescriptible sensation quand on commence un roman/scénario ou qu’on le termine.

Tout ce qui vient après l’écriture : les corrections, la relecture, le choix d’une couverture, la rédaction de la 4e, la promotion, les salons. L’accueil du roman par le public, les blogueurs, les journalistes.

Travail écrivain
Pensez à faire des sauvegardes !

Sans parler des relations avec les éditeurs, les producteurs, les chaînes…

Sans parler des autres choses qu’on peut avoir à faire !

L’écriture plurielle

Sur Jeteuse d’encre, vous découvrirez mes autres activités. Car vivre de l’écriture, ce n’est pas forcément vivre que de ses romans.

Il y a les scénarios, et j’en profiterai pour expliquer comment on construit un téléfilm, une série, depuis la rencontre avec un producteur, jusqu’à la diffusion.

Il y a, comme je vous l’ai dit, des ateliers d’écriture et Masterclass auxquels vous pourrez vous inscrire ici.

Il y a aussi les Mystery Parties auxquelles vous êtes les bienvenu·e·s ou que vous pouvez commander.

Vous découvrirez également dans quels autres domaines on sollicite ma plume, ce qui vous inspirera peut-être pour en faire autant !

Jeter l’encre

Enfin, si j’ai nommé ce site Jeteuse d’encre, c’est évidemment pour le jeu de mots (non, ce n’est pas une faute d’orthographe), mais aussi pour ébaucher la question suivante : à quoi, à qui s’arrime-t-on pour voguer vers de nouvelles histoires en toute sécurité ?

Outre les techniques que j’ai évoquées, je crois que parmi les points d’ancrage, il y a forcément l’humain. (Même pour une ourse comme moi.) Il y a les lecteurs qui se tiennent de l’autre côté de mes livres pour s’immerger dans mes histoires et rencontrer mes personnages. Et j’ai envie de partager d’autres choses avec eux, avec vous. Des choses plus personnelles, des expériences, des émerveillements, des coups de cœur. Pour cela, il y a la section divers mais il y aura aussi une Newsletter dans laquelle je vous parlerai du blog, livrerai des pensées plus intimes, et où vous trouverez également des exercices d’écriture pour vous amuser et progresser.

Dédicace Quais du Polar - Ingrid Desjours

Alors on jette l’encre ensemble ?

D’ailleurs, ça m’intéresserait de savoir ce qu’évoque pour vous l’expression « Jeteur / Jeteuse d’encre ». Dites-le moi en commentaire !

Et d’ici là… écrivez bien !

Petit cadeau bonus : cet extrait de Crazy ex-girlfriend qui me fait méchamment penser aux clichés sur les écrivains ! 

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Jeter l’encre

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17 Commentaires
  • Rozenn
    janvier 22, 2020

    Bon anniversaire en retard et félicitations pour ce beau bébé!
    Je veux bien lire l’histoire des balbutiements un de ces jours…
    Pour moi, jeteur/jeteuse d’encre évoque un feu d’artifice de mots dispersés partout, une explosion de culture comme des feuilles balancées d’un pont, un stylo qu’on secoue pour créer une jolie traînée sur le cahier.

    • Macha Modot (suis chouette)
      janvier 22, 2020

      Merci pour cet article. J’adore la photo, qui me fait penser à jeter l’ancre, partir en voyage avec l’auteur, à travers ses mots. Ça me fait penser aussi à jeteuse de mots, de phrases qui nous transportent et nous tiennent en haleine dans la tempête de l’intrigue, et nous fait voguer sur des eaux pas toujours calmes. Et joyeux anniversaire 🎂 en retard

    • Jeteuse d'encre
      janvier 22, 2020

      Je note les balbutiements dans mes tablettes !
      Merci pour la bougie 😉

    • Catherine R
      février 11, 2020

      Très bellle initiative, merci !

  • Raoul
    janvier 22, 2020

    👍🏻

  • Fantine
    janvier 23, 2020

    Bon anniversaire en retard !! Et ravie de voir cette vidéo en fin qui est une de mes préférées !!
    Le programme semble chargé et donne envie ! Et je pense que comme les autres qui liront cet article, j’ai beaucoup de curiosité par rapport à ton parcours et à ces fameux “balbutiements” ♥
    L’expression jeteuse d’encre pour moi… m’évoque l’image d’une personne qui, jetant de rage son pinceau et tâchant son papier, se donne enfin la liberté de coucher les mots qui lui parlent, sans contraintes venues d’en haut… Le rêve…
    J’ai hâte de lire les prochains articles !! Très bon courage pour leur rédaction !

    • Jeteuse d'encre
      janvier 23, 2020

      Merci pour mon anniversaire 🙂

      Le programme est ambitieux, c’est vrai, mais c’est l’avantage du blog : ici, pas de pression de “poster pour exister”, ce qui me permettra de fournir des articles de qualité (j’espère) et d’échanger de façon plus construite/constructive avec mes lecteurs.

      Merci pour ce retour, Fantine 🙂 et je note pour les balbutiements !

      (Je suis aussi complètement fan de Crazy ex-girlfriend et je désespère de voir la dernière saison sur Netflix !)

      • Nathalie
        janvier 23, 2020

        Joyeux anniversaire en retard !
        A la suite de cet article, je suis moi aussi intriguée et curieuse de ces “balbutiements”.
        L’expression “jeteuse d’encre” évoque pour moi le fait de jeter des mots pour qu’ils fassent sens ensemble, encrer les pages blanches pour s’ancrer dans une réalité ou un imaginaire, s’ancrer dans la vie.

        • Jeteuse d'encre
          janvier 24, 2020

          merci 🙂

          Je prends bonne note pour les balbutiements !

  • Marie
    janvier 24, 2020

    Jeteuse d’encre, la première image qui me vient est l’artiste qui secoue son pinceau et envoie des gouttes de toutes tailles dans une pièce, murs et sol prenant l’empreinte des gouttes.
    En resituant dans le contexte, vient le stylo, il ne fait pas de doute qu’une jeteuse d’encre sur internet est une personne qui écrit. Jeter l’encre comme quelque chose d’impulsif, il y a toujours cette “violence” contenue, maîtrisée, domptée. Et pourquoi pas, faire tâche.
    Enfin, me focalisant sur les mots, simplement les mots, il y a l’imprimante, la jet d’encre, petite machine si bruyante qu’elle en est rigolote, qui assure un débit rapide à la demande.
    Finalement jeteuse d’encre n’est-ce pas un peu tout ça, et plus encore 🙂

  • DIMANCHIN
    janvier 28, 2020

    J’aurais évidemment dû commencer par cet article, mais comme on ne se refait pas, je ne fais que rarement les choses dans l’ordre attendu.
    Je suis contente de lire que c’est un vrai travail, j’en ai toujours été persuadée, écrire demande des efforts, de la sueur, de la rigueur comme n’importe quel “poste” en entreprise.
    Je suis preneuse des balbutiements.
    Je me suis essayé à l’écriture il y a quelques temps, ce ne sont que des balbutiements, mais jeter des mots m’a aidée à faire le tri dans mes idées.
    Le titre jeteuse d’encre m’évoque une image, celle de la semeuse, qu’on trouvait sur nos francs (oulala je suis vieille). C’est l’image qui m’est venue immédiatement à la lecture de votre message sur instagram.
    Comme cette semeuse va apporter des graines en espérant les voir pousser.

  • Louise
    février 9, 2020

    Joyeux anniversaire Ingrid avec quelques jours de retard !

    Merci pour ce blog que vous mettez à notre disposition, c’est une belle aventure qui débute pour vous et pour nous !

    Me concernant, “jeter l’encre” signifie voyager, m’évader à travers les mots de quelqu’un d’autre et surtout me distraire ! C’est un loisir solitaire, qui me permet de me poser après une journée ou une semaine assez chargée. Ce tête-à-tête entre mon livre et moi me comble !
    “Jeter l’encre” est aussi le fait de mettre des mots sur son ressenti, son quotidien, ses émotions, ce que je fais parfois quand le besoin se fait sentir !

    J’ai vraiment hâte de découvrir vos articles ! Je suis curieuse de connaître le quotidien d’une auteure comme vous. Puis d’autres sujets m’intéressent comme comment arrivez-vous à vous projeter dans l’écriture d’un roman et d’un scénario. J’imagine que les clefs, le rythme ne sont pas les mêmes.
    En résumé, je suis impatiente !!

  • David Charlier
    février 10, 2020

    “j’ai fait de belles rencontres, d’autres dont j’aurais pu me passer”

    Des noms ! Des noms ! (dans les deux cas, hein ! 😉 )

    Tu sais que je prends de l’âge, moi aussi… du coup, au départ, j’avais lu: jetseteuse d’encre. Et du coup, je ne voyais pas le rapport entre la jetset et les bouquins. Même si la frontière est mince, pour certains.

    Non, au départ, j’imaginais quelqu’un jeter de l’encre sur du papier, comme s’il faisait un test de Rorschach… mais au fond, n’est-ce pas ça ? A partir d’une tache d’encre, imaginer mille histoires, les connecter avec d’autres…

    • Jeteuse d'encre
      février 10, 2020

      Je nommerai volontiers les belles rencontres dans ce blog. D’ailleurs, je n’exclue pas de les inviter à prendre la parole ici !

      Jetsetteuse ? Mais quelle horreur ! Je ne supporte ni les mondanités, ni les faux-semblants :p

  • Gwen CL
    février 15, 2020

    Bonjour Ingrid,
    Je serai ravie de lire vos début dans l’écriture.
    Pour répondre à votre question, j’ai tout de suite aimé le titre du blog et j’ai trouvé que cela correspond tout à fait à un écrivain, et vous en particulier. Pour moi, quand je lis “jeteuse d’encre”, je l’imagine comme un écrivain pensant son histoire et l’encre se jetant de son imagination sur le support livre pour la retranscrire ! J’ai trouvé l’idée du titre lumineuse !
    Bonne continuation et longue vie à ce projet

  • MURIEL LAROQUE
    février 21, 2020

    Excellent anniversaire d’une capricorne à l’autre ( je suis votre aînée , 18 janvier)
    Jeteuse d’encre m’évoque la mer , la vraie , celle qui bouge , l’océan, les embruns , les vagues qui roulent sur le sable et efface les mots que j’ai empilés trop vite pour en façonner d’autres plus jolis..
    Avocate dans une autre vie , je viens de publier en janvier dernier mon premier roman Erreurs de Jugement .

  • MURIEL LAROQUE
    février 21, 2020

    Bonne anniversaire d’une capricorne… ( je suis votre aînée car du 18 janvier..)
    Jeteuse d’encre m’évoque la mer, la vraie , celle qui bouge avec les embruns ,le varech, les vagues qui roulent sur le sable, effacent les mots empilés trop vite pour en façonner d’autres plus jolis.
    Bravo pour votre site
    Bravo pour Amour fou que j’ai beaucoup aimé .