Chroniques d’un confinement “Anne, J-1”

Anne a 40 ans, elle est graphiste. C’est une femme intelligente, ouverte d’esprit, solidaire. Le 16 mars 2020, elle se prépare au confinement en allant faire ses courses dans un magasin bio. Voici son histoire…

« Quand je suis arrivée à la Biocoop, la file d’attente s’étendait jusqu’au parking. Il faut dire que la rumeur du confinement total paraissait sérieuse, personne ne voulait se retrouver démuni en cas d’interdiction de faire ses courses, voire de pénurie.
Moi, au départ, je n’ai pas cédé à la panique, j’en riais, des craintes de mes concitoyens. Je pensais que le coronavirus, c’était juste une petite grippette tout juste bonne à effrayer les personnes impressionnables. Dans hypocondriaque, il y a con, non ? Et puis, j’ai finalement compris que c’était plus grave que je n’imaginais. On évoquait une pandémie, un taux de contagion record, des morts. Alors j’ai cessé d’en rire et de me croire hors d’atteinte.
J’ai fait attention, comme on dit, évitant de toucher les poignées de porte, les rampes, le mobilier urbain, les gens. Pour mon dernier rendez-vous à Paris, j’ai fait un « check » avec le coude à mes interlocuteurs. Qu’est-ce qu’on a eu l’air bête ! On en a ri, bravaches. Maintenant, je n’ai plus du tout envie de me marrer. Surtout pas après ce qu’il s’est passé…

En temps normal, je ne suis pas spécialement exaltée.

Je suis même plutôt discrète.

Mais bien sûr, aujourd’hui rien n’était comme d’habitude. J’ai dû slalomer entre des paniers posés n’importe où, des clients qui fonçaient droit sur moi sans respecter les règles élémentaires de distanciation sociale, et éviter d’affreux gamins qui couraient dans les allées à moitié vides. Quelle idée de les emmener ici ? Ils hurlaient, jouaient, vous rentraient dedans sans inquiéter le moins du monde leurs parents. J’avais beau scruter les alentours, j’avais jusque-là été incapable de repérer les géniteurs de cette insupportable engeance. J’avoue ça me démangeait de leur donner ce qui serait sans doute la première gifle de leur vie, mais je ne suis pas câblée comme cela. Je n’ai jamais levé la main sur personne, j’oserais encore moins frapper un enfant. Mais ça ne m’empêchait pas de le fantasmer.

Il devait être 15h quand j’ai terminé de remplir mon caddie. Je suis venue agrandir la file d’attente. Devant moi, un homme d’une quarantaine d’années, il était entré dans la queue avec un chariot aux trois quarts vides qu’il garnissait à mesure que nous avancions dans le magasin. Je lui ai envié sa débrouillardise et j’ai complété mes achats en calquant une partie de mes provisions sur les siennes : j’ai pris des noix. Les noix, c’est nourrissant, ça se conserve longtemps et puis c’est pratique à transporter. Qui sait si nous ne serons pas bientôt contraints à l’exode ? C’était une bonne idée les noix. J’ai aussi pris des pommes et des carottes, comme lui. Mais j’ai surtout pris soin de laisser au moins un mètre entre nous. Je ne suis pas douée pour estimer les distances, alors j’ai calculé à la louche. Derrière moi sont arrivées deux femmes d’une soixantaine d’années, puis une dizaine de personnes encore. Nous avancions peu, les chariots étant remplis à ras bord chaque acheteur passait un temps fou en caisse. Cela me laissait le loisir d’étudier les rayons que la file longeait, d’évaluer si j’avais vraiment besoin d’un huitième paquet de pâtes ou non.

Quelques clients sont venus inspecter les mêmes stocks, me forçant à faire un pas de côté pour éviter toute contamination. En me tournant pour observer mes concitoyens, j’ai constaté que j’étais la seule à respecter les règles de base. J’avais placé mon caddie de sorte à instaurer une distance acceptable avec les deux sexagénaires.

Je sentais bien que ça les dérangeait.

D’ailleurs, elles tentaient régulièrement de garer leur chariot juste à côté de moi, convaincues qu’ainsi, elles me pousseraient à céder du terrain. Mais elles perdaient leur temps. Je n’avais pas l’intention de contribuer à propager le virus, ni en l’attrapant ni en prenant le risque de le transmettre.

Mon prédécesseur est revenu au terme d’un tour de cinq bonnes minutes. La file avait avancé en son absence.
— Désolé, dit-il, piteux.
— Ce n’est pas grave… ça ne change pas grand-chose à l’attente, l’ai-je rassuré.

L’homme a toussé discrètement dans son coude.

À bien y réfléchir, ce n’était pas la première fois.
Il avait toussé au rayon fromage, devant les étals de fruits et légumes à deux reprises, et encore à côté la polenta. J’ai scruté son visage à la recherche de cernes, de traces de sueur ou de congestion nasale : rien. Peut-être souffrait-il seulement d’allergies ? Après tout, ce n’est pas inhabituel au mois de mars. Je me suis dit, non sans sourire, que les rhumes des foins allaient bientôt exploser et la paranoïa avec. Gêné, le tousseur est reparti chasser quelques boîtes de conserve.

Pour tuer le temps, je me suis mise en quête de nouvelles rumeurs sur Twitter. Allions-nous vraiment subir un couvre-feu ? J’ai vérifié la popularité du hashtag #ConfinementTotal tout en réalisant que mon téléphone devait être un véritable bouillon de culture. Je ne l’avais quasiment jamais nettoyé depuis son acquisition, il avait touché des bornes de métro — plusieurs milliers de fois, des tables de bars, de restaurants, était tombé par terre, m’avait accompagnée dans des toilettes publiques à la propreté douteuse, devait être constellé de postillons. Bref, il était dégueulasse. Peut-être aurais-je dû le désinfecter ?

Une voix pincée m’a arrachée à mes réflexions.
— Vous pouvez avancer votre caddie, s’il vous plaît ?
Derrière moi, une des deux mégères s’impatientait, elle avait décidé de passer la vitesse supérieure.
— Pardon ?
— Oui, m’a-t-elle sermonnée, c’est pour les gens derrière…
En effet, des clients s’entassaient les uns sur les autres, jusqu’à l’entrée. Mais il était hors de question que je me montre aussi irresponsable que tous ces gens.
— Non, on doit respecter une distance d’au moins un mètre. C’est également pour vous protéger ! ai-je dit d’un ton ferme.
— Ah oui… a-t-elle répondu, mielleuse, bien sûr.
Je lui ai rendu son sourire hypocrite tout en m’efforçant de rester calme, mais j’étais atterrée. Consternée de voir que personne ne respectait les consignes. Abasourdie qu’on me désigne comme fautive alors que j’étais la seule à me comporter correctement.

C’était tout de même dingue, de retourner la situation à ce point !

Tous ces gens prenaient le risque de contaminer leur voisin ou de l’être eux-mêmes. Par bêtise, par ignorance, ou simplement parce qu’ils cédaient à cette infecte pression à la conformité qui gomme les initiatives individuelles, fussent-elles frappées au coin du bon sens… Si j’avais été moins sûre de moi, effrayée à l’idée de tenir tête à une aînée — encore une belle connerie, si vous voulez mon avis —, je me serais sans doute excusée avant de « rentrer dans le rang ».


Je me suis mise à tapoter nerveusement sur la poignée de mon caddie. J’avais été bien inspirée de l’acheter, celui-là. À l’époque, mes amis s’étaient moqués de moi, me traitant de bobo « finie » avec son grand sac rouge à motifs Vichy. J’avais ri de bon cœur avec eux, assumant parfaitement cet outil de grand-mère — Bernie, pour les intimes — fort utile pour une femme seule. Surtout en cas de pandémie.
— Je vais te défoncer !
— Ta gueule !
Avant même que j’identifie les auteurs de ces paroles fleuries, les deux garçons que j’avais passé mon temps à éviter s’étaient jetés sur Bernie, le renversant avec tout son contenu. Les deux repartaient déjà, en s’invectivant, comme si de rien n’était.
Ne vous excusez pas, surtout !
Vous voulez de l’aide ? m’a proposé le tousseur.
Et pourquoi pas me prêter un mouchoir usagé, tant qu’il y était !

Quel criminel fallait-il être pour vouloir s’approcher de moi avec cette vilaine toux ?

Prenant sur moi pour ne rien montrer de mon mépris, j’ai refusé son aide.
Non, merci, ça ira.
Je me suis accroupie pour récupérer mes provisions, tout en pestant à l’idée que tous les paquets soient désormais contaminés par le COVID-19. Du coin de l’œil, j’ai vu que les deux connasses me toisaient, jubilaient, même. Qu’à cela ne tienne ! À connasse, connasse et demie. J’ai décidé de prendre tout mon temps pour rassembler mes affaires, m’offrant le luxe de les regarder en souriant, l’air de m’excuser alors que je les insultais intérieurement.

Puis, je me suis replongée dans mon téléphone, tâchant d’éviter les blagues lourdes et les théories complotistes sur le confinement. Certains tweetos parlaient de l’intervention de l’armée pour faire respecter le couvre-feu, d’autres juraient qu’il valait mieux attendre l’allocution du Président, prévue pour 20h. Une boule d’angoisse serrait ma gorge. Pourtant, je n’étais pas plus avancée. La file, si.

Je ne me trouvais plus qu’à cinq mètres des deux caisses en enfilade.
Prenant un malin plaisir à me provoquer, les deux vieilles toupies passaient régulièrement dans mon dos pour contempler des produits qu’elles n’achèteraient pas. Mon cœur battait de plus en plus vite. J’avais tellement hâte de quitter ce lieu souillé ! Tout, ici m’oppressait.
De leur côté, les deux garnements avaient jeté leur dévolu sur des chocolats de Pâques placés en tête de gondole et hurlaient à leur mère de leur offrir. Curieuse de voir la femme qui avait commis cette double erreur de la nature, j’ai coulé un œil vers elle. C’était une grande blonde à l’air un peu godiche, le genre qui ne fait pas de mal à une mouche, mais qui les gobe, plutôt. L’image m’a fait sourire. Sentant mon regard posé sur elle, elle m’a souri à son tour avec beaucoup de douceur et… de la fierté ? Mon Dieu. Elle a cru que j’étais en train de m’extasier sur ses morveux. Mais quelle conne ! Elle aussi, j’ai eu envie de la frapper.
J’ai profité d’une nouvelle avancée de la file pour détourner la tête. Si mes calculs étaient bons, dans moins d’un quart d’heure je serais sortie de là.

Mes doigts ont tapoté de plus belle sur la poignée du caddie.

Le tousseur a commencé à poser ses premiers articles sur le tapis de la caisse. Bientôt, je serais délivrée de cet enclos irrespirable, de ces vieilles garces irresponsables, de ces sales gosses irrespectueux ! Je rentrerais chez moi, je rangerais mes provisions après avoir désinfecté les emballages, je me savonnerais de la tête aux pieds et je m’allongerais sur le canapé devant une bonne série ! Quelle meilleure compagnie que la sienne en cette période troublée ? Allez, plus que quelques minutes et enfin, je retrouverais le calme que j’affectionne tant.
— Suivant !
Je me suis précipitée vers la caissière comme s’il s’était agi du chant d’une sirène. Elle ne portait ni gants ni masque et se tenait à moins d’un mètre de moi.
— Vous devriez être protégée… et aussi faire respecter les distances de sécurité aux clients, dis-je, convaincue de trouver un écho favorable à mes inquiétudes.
— Bah, ça va pas nous sauter dessus comme ça, hein ! Faut pas paniquer !
— Non, mais vous n’avez pas suivi ce qui se passe dans le monde ? ai-je répondu, interloquée.
— Moi je dis, si je dois l’avoir, je l’aurais, c’est tout. Ça va pas me tuer, je suis jeune !
— Et alors quoi ? Si ça tue des gens plus fragiles, ou des personnes âgées à cause de votre inconséquence, ce n’est pas grave ? Vous vous en foutez ?
— C’est pas ce que je dis ! Puis si vous n’êtes pas contente, vous avez qu’à allez ailleurs !
— Aller ailleurs ? Aller ailleurs ! ai-je répété, folle de rage. Mais tu sais ce que j’ai dû subir pour arriver jusqu’à ta putain de caisse ? Je me suis tapée deux vieilles peaux qui se croient autorisées à dicter d’autres règles que celles de l’OMS, un pauvre type qui préfère venir s’acheter des noix et tousser sur tout le monde plutôt que de rester chez lui, parce que ce n’est qu’un égoïste, des gamins complètement débiles et leur abrutie de mère qui n’a pas été fichue de les éduquer correctement ! Et maintenant, toi ?

Avant même qu’elle ne comprenne ce que j’étais en train de faire, j’ai saisi la caissière par le col de son chemisier, la faisant passer par-dessus le tapis roulant. J’ignorais posséder une telle force.
— Vraiment ? ai-je éructé. Tu t’en fous d’attraper le virus ?

Et là, je ne sais pas ce qui m’a pris.

Tandis que je la maintenais fermement tout près de mon visage, j’ai collecté un maximum de salive et je lui ai léché la joue à plusieurs reprises. Oui, je lui ai léché la joue ! Du menton jusqu’à la tempe. Elle avait un goût de fond de teint et de graillon. C’était répugnant.
— Arrêtez ! a-t-elle hurlé, la bouche déformée par la peur.
Je l’ai relâchée de façon théâtrale et j’ai recraché le dépôt que le maquillage avait laissé sur ma langue.
— Mais vous êtes complètement folle ! se sont écriées les deux mégères.
Vexée, j’ai saisi un flacon de ketchup sur le tapis d’à côté, l’ai ouvert d’un geste sec, et les ai arrosées copieusement.
— Oh ! Oh !
Leurs petits cris offusqués n’ont eu pour effet que de m’exciter davantage. La plus casse-pied a tenté de m’arracher la bouteille des mains… et s’est pris une nouvelle rasade. Splash ! Le geyser rouge tartinant généreusement ses lunettes.
— Quelqu’un d’autre en veut ? ai-je hurlé à la cantonade.
Maman cruche entourait ses fils de ses bras.
— S’il vous plaît, me supplia-t-elle, n…
— Avec plaisir !
Enivrée, j’ai terminé le reste du ketchup sur le charmant tableau familial, à la manière d’un peintre abstrait jetant ses couleurs sur une toile vierge. Les trois parasites se sont mis à pleurer. Et moi à rire. J’ai lâché le flacon vide sur les chaussures du tousseur et, dans un dernier accès de rage, j’ai franchi les portes automatiques avec mon caddie.

J’ai entendu la caissière me sommer de revenir, les clients s’offusquer, m’insulter… Alors j’ai couru, couru. Comme une dératée. Comme si ma vie en dépendait. Parce qu’il était urgent que je me lave la langue, que je me terre chez moi, loin de ces inconscients qui vont saturer les hôpitaux avec leurs comportements aberrants. Je courais, je riais, je pleurais. Je crois que je ne m’étais pas sentie aussi vivante depuis des années !

En réalité, personne n’a tenté de me rattraper. Ils avaient trop peur de toucher une folle potentiellement infectée ! Mais j’étais convaincue que je ne pourrais pas m’en sortir si facilement. C’est peut-être à cause de cela que je me suis jetée sous les roues de cette voiture. Je me rappelle m’être retournée en traversant, avoir pesté contre des passants se tenant trop près les uns des autres.

Et de l’impact.

Les pneus ont crissé, le conducteur a klaxonné et je crois qu’une femme a crié sur son vélo. J’ai voltigé par-dessus le capot rouge d’une polo, dans un nuage de pommes et de noix, et me suis écrasée à quelques mètres de là, une jambe en compote.

En route vers les urgences, malgré mes gémissements de douleur, je me suis fait sermonner par un des ambulancier. À cause de mon comportement irresponsable, j’allais réquisitionner une salle d’opération et une chambre, contribuer à engorger l’hôpital déjà saturé.

Selon lui, les personnes comme moi ne devraient pas avoir le droit de sortir de chez elles. »

Et voilà, c’est tout pour l’instant ! J’espère que cette petite nouvelle au format d’un article de blog vous a plu ? Pour tout vous dire, je me suis inspirée des courses que j’ai faites hier, dans une biocoop… et en effet, j’ai été rappelée à l’ordre parce que je laissais une distance de sécurité entre les autres clients et moi. Je dois dire que ça m’a mise en colère, les gens font-ils exprès d’être aussi inconséquents ? D’ailleurs, je ne suis pas mécontente des mesures annoncées hier soir… s’il n’y a que le confinement total pour empêcher nos concitoyens de faire n’importe quoi, alors confinons tout le monde.

À suivre, bientôt une nouvelle chronique avec un autre personnage. Cela pourra être un drame, une comédie, une romance, de l’horreur… je ne sais pas encore. Mais chaque chronique sera écrite en temps réel, aux prises avec les événements du jour. Si vous avez des suggestions de thèmes, des photos qui pourraient m’inspirer un personnage ou une situation, n’hésitez pas à me les envoyer par mail ! 

D’ici là, écrivez-bien et surtout : ne psychotez pas trop ! Plutôt que de vous exposer à de fausses informations, connectez-vous sur le site du gouvernement

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11 Commentaires
  • Valérie Mercier
    mars 17, 2020

    Merci Ingrid ! Vous venez de me faire passer ma pause déjeuner de la meilleure façon qui soit !
    Un régal cette petite nouvelle 😊💕
    Merci, merci !
    En SEMI-CONFINEMENT, je suis passée en équipe pour mon boulot super INDISPENSABLE, 😂 (je suis technicienne métrologie…).
    Hâte de vous lire aux prochaines pauses 💕😘

    • Jeteuse d'encre
      mars 17, 2020

      Merci Valérie 🙂 à bientôt alors !

  • virginiejamet37
    mars 17, 2020

    Vraiment excellent.
    J’ai adoré, je l’ai lu à mon ado qui commentait par des ‘on dirait toi’. Effectivement je dois bien avouer que je me suis retrouvée, bon pas la scène de la caissière.
    Enfin j’aurais pu aisément en rêver 😂
    J’étais certaine que certains passages étaient inspirés de la vraie vie.

    Super idée ce format, j’ai hâte de découvrir d’autres personnages.

    Belle histoire du soir, après les histoires du jeudi qui me manquent énormément ; voici une belle opportunité de profiter de votre plume.

    • Jeteuse d'encre
      mars 17, 2020

      Merci 🙂 Et encore, je n’ai pas écrit que la caissière avait simulé une toux pour faire rire les clients (en les arrosant allègrement)… j’avais plus envie de l’étrangler que de lui lécher le visage pour être honnête 😀

  • laplumedelulu
    mars 17, 2020

    Oh Ingrid ❤️. Je me réjouis de ta plume à chaque fois. Tu m’as virusée 😉 dès le début, j’ai tout lu en apnée. Merci à toi 🙏❤️

    • Jeteuse d'encre
      mars 17, 2020

      C’est parce que j’ai bien manié la langue 😉

      • laplumedelulu
        mars 17, 2020

        Comme à chaque fois que tu écris. Je reconnais ton style à chaque fois. 😉

  • cathdk
    mars 17, 2020

    Merci !!! 😀 Désormais, j’attendrais avec impatience vos nouvelles, pendant cette période compliquée de confinement !!

    • Jeteuse d'encre
      mars 18, 2020

      Merci 🙂

  • BRUNET Philippe
    mars 19, 2020

    Qu’est-ce que j’aime lire de telles choses qui se déroulent malheureusement d’une manière ou d’une autre en ces temps courus et quelque part dans l’hexagone … J’aime vos façons de conter… Je pense que vous créez plus que vous n’inventez des histoires. A la manière d’une parente qui, pour faire passer le temps à des chérubins sur le point de s’endormir, laisse errer son esprit dans quelques frasques bien pesées et surtout tellement et si joliment pensées… oui, j’aime beaucoup vous lire et j’en redemande … Bravo pour celle-ci et merci encore Ingrid de nous distraire en ces jours.

  • Macha Modot
    avril 11, 2020

    Ça y est ! Au bout de 4 semaines de confinement et télétravail je suis en vacances. Drôles de vacances, c’est certain, nous aurions dû partir à Lanzarote avec des amis. C’est comme ça. Nous allons tous bien, chacun chez soi avec une énorme pensée pour mon amie directrice d’Ephad. Du coup, j’ai le temps de lire.
    J’adore cette chronique, vraiment ! Je pense que beaucoup d’entre nous rêveraient de faire ça ! La bêtise des gens me questionne souvent. Entre les inconscients et les survivalistes, nous sommes là, posés. On est en guerre c’est vrai, contre la bêtise depuis longtemps mais c’est plus compliqué encore que le virus car il n’y a pas de remède. Et quand on voit des dirigeants comme Trump, ou Bolsonaro, hé bien on en arrive à souhaiter que le virus les rattrape ceux là.
    Merci d’écrire Ingrid. ♥ Et je m’empresse d’aller lire l’autre.

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